Épisode 06 - Paladins partout, Justicar nulle part
"Je regardais alors Scerdree Faire ses gesticulations Quand vint cette interrogation "Où trouve-t-il cette énergie ?" Etait-ce là une une bonne conclusion à la Légende du gardien de la Ménagerie ? Pas certain. Il me faudrait retravailler cela. Mais les paroles de Geneviève me sortirent de mes pensées. En contrebas de la falaise qui bordait le chemin, notre druidesse avait repéré ce qui semblait être les restes d'une... caravane ? Non ! Je dévalai la pente, ne réfléchissant pas, et sans le support de mes ami·es et d'une corde salvatrice, je serai probablement tombé et j'aurai rejoint ces pauvres gens. Arrivé en bas, ne prêtant attention à rien d'autre que les roulottes détruites, je cherchais. Chacun et chacune d'entre nous se mit à fouiller. Geneviève et Eglantine s'avancèrent plus loin sur le chemin qui s'éloignait de la ville, pendant que Scerdree et moi prenions l'autre sens. Nous retrouvâmes les jumeaux que cherchait Rhavi. Morts. Cet étrange et funeste sentiment continua à m'étouffer. Je trouvai une roulotte bien familière. Trop familière. C'était celle d'Aerith ! Je sautai à l'intérieur comme un tigre, et fouillait. Le jeu de tarot orné de motifs fleuris de ma mentor se trouvait là. Intact. Au fond de moi, tout espoir avait déjà disparu. Je savais, mais refusais d'admettre. Je pris avec moi ce jeu de cartes. J'en connaissais le pouvoir, et il ne tenait qu'à moi de m'y lier, m'en imprégner, et les maîtriser. Je devais le faire, en honneur de ma mentor. Scerdree avait compris, aussi. De leur côté, Eglantine et Geneviève découvrir un véritable charnier. Toute la caravane avait été tuée dans l'accident... Un accident ? Scerdree et moi trouvâmes des flèches... Je connaissais ces flèches. La bande qui nous avait attaqué sur le pont était responsable de cela ! Chassaient-ils les Appelés ? Nous devions en avertir la compagnie des Vents !
Tandis que la druidesse et la combattante récoltaient les affaires qu'elles purent, Scerdree et moi continuions à observer la scène. Sa mission était désormais terminée. Pas des meilleures façons, malheureusement. Je reçu de mes deux compagnonnes les quelques breloques qui étaient encore intactes. Dont la bague de... D'Aerith. C'était certain. Je ne me sentais pas d'aller les voir. Je m'en voulais profondément, et j'étais anéanti. Jene pouvais rien faire. La journée avançait, et nous devions nous préparer. J'avais une représentation le soir que je me faisais un devoir d'honorer, car le spectacle doit continuer, et la première épreuve de la Sentence des Voix approchait à grand pas. Nous convînmes d'essayer de prévenir la garde. Et peut-être ce paladin de Justicar, Malathor. Son Dieu pouvait peut-être nous venir en aide ! Nous prîmes le chemin de retour, dans un silence pesant. Il nous fallait rejoindre la tente de Malathor. Sur le chemin, notre compagnie fut parfois saluée. La réputation de Scerdree s'était vite répandue... Faut dire que notre cortège accompagnant un ours-hiboux avait dû y participer. Nous commençâmes par la garde de la ville. Au guichet, nous fûmes reçu·es par une fonctionnaire qui prit notre déposition. Nous détaillâmes autant que possible ce que nous avions vu, et la présence de cette flèche. Nous apprîmes alors que le groupe qui semblait nous suivre se faisait appeler "Les Cadavreux". Des sortes de bandits violents qui s'attaquaient plus ou moins à tout et tout le monde. Mais elle accepta de renforcer la garde autour de l'Hallucinose, ainsi que de s'occuper de mes camarades tombés. Je ne pouvais vraiment pas m'y résoudre.
La seconde étape fut à la capitainerie, où Madame Placard nous fit entrer dans le bureau des compères hautains. il valait mieux les prévenir. Même si notre échange ne fut pas productif, au moins, c'était fait. Dernière étape : Malathor. Celui-ci refusa cependant de nous aider. Nous n'étions pas à Anthéone, il n'avait aucun pouvoir judiciaire ici. Nous ne comprîmes pas en quoi le serviteur d'un Dieu, une entité soit disant toute puissante, qui se devait de régner sur toutes les terres ne pouvait intervenir. Mais soit, puisqu'il en était ainsi. J'en tins dès lors une certaine rancune contre le Paladin. De beaux idéaux, de belles paroles, mais vides d'actes. Comme souvent avec les "hommes de justice". Justicar faisait envoyer ses paladins apporter l'ordre, mais en réalité, il se cache dans sa Sainte cité... Paladins partout, Justicar nulle part. La politique des puissants ne nous intéressaient pas, de toutes façons. C'est donc très déçus que nous rentrâmes à l'Hallucinose. L'ambiance y était calme. Nous devions nous reposer avant l'épreuve du lendemain. Et moi, pour ma représentation avec Joseph.